De la névrose traumatique à l’ESPT

samedi 11 juin 2016
par  Philippe LHUILLIER

Durant les guerres napoléoniennes (1800-1815), un syndrome de « vent du boulet » a été décrit par les médecins militaires comme étant un trouble du comportement et/ou mental chez des soldats qui, malgré leur réputation de robustesse, étaient marqués par les scènes vécues dans les combats.

En 1888, le neurologue allemand Herman Oppenheim (1857-1919), au sujet des accidents de chemin de fer, décrit sous le nom de « névrose traumatique » une entité clinique autonome comprenant : le souvenir obsédant de l’accident, des troubles du sommeil (agitation), des cauchemars de reviviscence, la phobie du chemin de fer, de la labilité émotionnelle. Il impute ce trouble à l’effroi « qui provoque un ébranlement psychique tellement intense qu’il en résulte une altération psychique durable ».

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